Vos commentaires sur le texte

Vos commentaires sur le texte

À l’Assistance Publique- Hôpitaux de Paris, nous partageons la même conception du service public  hospitalier, commune à tous nos métiers.
Nous servons l’intérêt général, dans un établissement sans but lucratif.
Nous sommes attachés à garantir un libre et égal accès aux soins, dans les meilleurs délais, sans condition de ressources, sans discrimination et dans le respect de la laïcité.
Nous mettons à la portée de tous le progrès médical, encadré par les règles éthiques, grâce à notre dimension hospitalo-universitaire, à nos nombreux centres de référence et à notre potentiel de recherche et d’innovation.

 

Sélection de quelques commentaires déposés sur la plateforme de concertation

  • Servir l’intérêt général devient un prétexte à ne plus prêter attention à l’être humain en face de soi.
  • L’établissement peut avoir ou héberger des actions à caractère lucratif sans forcément desservir l’intérêt général. La formulation de la 2e phrase est inutilement clivante.
  • Nous servons l’intérêt général avec humanité et douceur.
  • L’AP-HP a vocation à soigner, à faire progresser la médecine et les sciences paramédicales et à enseigner.
  • Préciser que nous sommes au service de tous les patients et surtout des plus fragiles, vulnérables ou précaires.
  • Réfléchir et définir une urgence pour mieux accueillir l’usager. Faire respecter la laïcité avec engagement réel de la direction de l’établissement et du siège.
  • Le patient d’abord.
  • Il n’est pas assez fait mention du soin au sens général. « Nous mettons à la portée de tous le progrès médical et des soins de qualité, encadrés par les règles éthiques… »
  • Insister un peu plus sur la notion  » tous nos métiers ». Il est important que soit bien ressentie l’idée selon laquelle elle touche tous les personnels sans exception, des métiers des plus humbles au plus valorisés, dans les hôpitaux et les services les plus réputés comme dans les sites plus méconnus, dans les hôpitaux comme au Siège de notre institution.
  • Nous mettons à la portée de tous le progrès médical, encadré par des règles éthiques et réglementaires. Il ne faut pas omettre l’aspect réglementaire de nos métiers avec les obligations et les droits que cela suppose.
  • Accès libre et égal, n’est pas adapté quand il s’agit de consultations privées puisque les patients sont informés qu’ils auront plus vite un RV dans ce cas.
  • Il me semble que l’égalité d’accès aux soins doit aussi intégrer la notion de territoire… Paris est bien loti, la banlieue nord un peu moins il me semble.
  • La réalité est que nous ne garantissons pas l’accès aux soins de manière optimale notamment les délais de RV.
  • Reste le problème des consultations privées à l’hôpital qui créent une médecine à deux vitesses.
  • Les préceptes de l’AP-HP : accueil et soins aux plus démunis, à ceux qui vivent dans la précarité. C’est apporter la bienveillance et le soutien à tous et pour tous.
  • Je ne pense pas que la conception commune du service public soit le socle du partage de valeur. Nous pouvons avoir une conception différente et partager, dans la pratique, des valeurs communes.
  • Cette réponse se pondère du fait que les médecins puissent pratiquer des consultations privées (certes avec réversion) au sein de l’AP-HP. Le traitement réservé à ces patients « privés » est souvent préférentiel.
  • Je pense qu’on peut parler avec une fierté assumée « l’ambition de proposer à tous l’excellence du progrès médical français »
  • La même conception de l’engagement au service du public plutôt que la même conception du SPH
  • Pourtant entre le projet de texte et la réalité, il y a parfois de la distance
  • Peut-on réellement apporter des soins de qualité à tous et des conditions de travail optimales à toutes les catégories professionnelles hospitalières lorsque l’on demande tant d’économie…
  • Le mot « patient » n’apparaît pas dans cette section : c’est pourtant le cœur du service public hospitalier !
  • Intégrer les mots : – valeurs – équité – engagés.
  • Nous mettons à la portée de tous le progrès médical grâce à notre travail pas notre dimension HU et aux centres de réf… La référence à cela n’a rien à faire dans une charte de valeurs. En plus, c’est occulter totalement le rôle des cliniciens et des paramédicaux sans lesquels l’excellence HU serait nulle. Je suggère plutôt de faire référence à la collaboration et au partage des informations.
  • Nous travaillons pour améliorer la connaissance médicale et faire partager par tous les progrès, encadrés par les règles éthiques…
  • Je suis absolument d’accord et c’est ce qui fait que je travaille encore à l’AP-HP. Pour les salaires ou conditions de travail, j’irais ailleurs si je n’étais pas attachée à ces valeurs.
  • Remplacer « Nous sommes attachés à garantir un libre et égal accès aux soins, » Par « Nous sommes attachés à soigner, et, lorsque cela est possible, guérir tous les patients dans les meilleurs délais, sans condition de ressources, sans discrimination et dans le respect de la laïcité. Je supprimerai de la dernière phrase « encadré par les règles éthiques », pour moi, cela va de soi et le préciser semble sous-entendre que nous pourrions mettre le progrès médical à la portée de tous sans éthique !
  • L’hôpital dans la société, est un mouton dont les 4 pattes complémentaires, sont : – l’hospitalité. C’est ce qui l’a institué : prendre en charge la « lie de la société ». Ceux que tous les autres services (pompiers, police, SAMU, prisons, etc.) ne savent pas prendre en charge. Les vieux, les malades, les démunis. Et dans l’urgence, ceux concernés par les « plans blancs ». Gérer l’homme dans le besoin. Donner à chacun, un espoir. – la recherche. Les hospitaliers ont dû constituer une somme de connaissances sur leurs patients : la médecine. Ils continuent à l’élaborer, et plus ils avancent, plus leur action est pertinente, efficace, ciblée, adaptée. La recherche n’existe qu’au contact de ce qui est étudié : elle ne saurait se faire ailleurs qu’à l’hôpital. – l’enseignement. La connaissance doit être partagée pour garantir l’efficacité des équipes. Chacun doit connaître son rôle. – le soin. L’établissement est souvent réduit à cette seule prise en charge de la pathologie. L’hôpital fournit un soin adapté à chacun. L’hôpital ne trie pas les patients. L’hôpital ne juge pas : il sert.
  • « Nous sommes attachés à garantir un libre et égal accès aux soins, dans les meilleurs délais, sans condition de ressources, sans discrimination et dans le respect de la laïcité… » dans une optique profondément solidaire ?
  • D’accord, avec des craintes sur la préservation des moyens de l’innovation.
  • Il manque toutefois un paragraphe sur l’enseignement de qualité dispensé auprès de toutes les professions de santé.
  • Nous inculquons nos valeurs à nos jeunes collègues.
  • En sus de la dimension hospitalo-u et l’éthique, mettre aussi en avant le professionnalisme des équipes, qui est aussi un gage du bon soin.
  • je suis tout à fait de cet avis mais ne ressens pas l’ambiance générale dans cette optique
  • Nous sommes à l’Assistance publique, car Nous sommes attachés au service public hospitalier, au libre accès et à l’égalité des soins pour tous les patients dans le respect des principes de neutralité et de laïcité et dans le service de l’intérêt général.
  • « Dans le respect de la laïcité » n’est-il pas par inclus par définition dans « sans discrimination » ? Pourquoi utiliser ici ce terme souvent mal interprété ?
  • De respecter le patient avec toute humanité comme il lui est dû.
  • Tout est résumé dans ce texte. il n’est pas assez indiqué la valeur de l’AP-HP en tant qu’entité unique, l’attachement au groupe de 37 hôpitaux. ces 37 hôpitaux permettent de répondre à tous les besoins des patients.
  • Ce paragraphe dénote de la déférence et beaucoup de respect.
  • La qualité des soins pour tous me semble être la valeur fondamentale, et pas seulement le progrès médical. Je rajouterai « accès aux soins de qualité ». Il me semble que la motivation de « faire la meilleure médecine possible » est fondamentale.
    Le mot laïcité est actuellement « piégé », l’objectif ne me semble pas être le respect de la laïcité, mais le respect des individus garanti en partie justement par la laïcité de l’établissement. Je mettrais la notion de laïcité dans la définition de l’établissement laïc, sans but lucratif. Je ne pense pas que le rôle de l’AP soit de défendre une laïcité qui serait en danger, mais simplement de la mettre en œuvre !
  • La formulation « libre et égal accès aux soins, dans les meilleurs délais, sans condition de ressources » laisse entendre que l’hôpital est gratuit, ce qu’il n’est pas. Les patients, et les personnels de l’AP, ne connaissent pas assez le ticket modérateur qui est à leur charge à l’hôpital.
    De plus, l’accès aux soins est un droit pour les assurés sociaux, mais l’AP-HP, de par son rayonnement international, attire beaucoup de patients non assurés sociaux qui ne peuvent pas être traités comme les assurés sociaux, car ils ne cotisent pas à un régime de sécurité sociale.
    Afficher des principes universels est valorisant mais est 1) en contradiction avec la législation sur la sécurité sociale 2) en contradiction avec le « meilleur usage des ressources » qui se retrouve dans un paragraphe ultérieur. La gageure est de formuler le devoir d’accueillir des patients de tous horizons lorsque leur état de santé les place dans une situation d’urgence vitale, d’offrir aux assurés sociaux un accès aux soins selon leurs besoins, dans les meilleures conditions de prise en charge et de respect de l’intégrité de la personne et de savoir valoriser l’extrême compétence des équipes de l’institution au-delà de nos frontières.
  • Nous nous engageons à mettre en œuvre les moyens nécessaires afin de garantir une qualité constante et optimale des soins délivrés aux patients.
  • J’ajouterai dans la 3e phrase le terme : « sans jugement ». Car le principe de non-jugement est important du fait de prodiguer des soins.
  • On est loin des premiers préceptes de l’AP-HP… L’assistance et la bienveillance…
  • Mettre en avant une meilleure cohésion entre personnel médical, paramédical et administratif !
  • Le service public hospitalier est un ensemble d’obligations légales (continuité, égalité, adaptation, neutralité, etc.). En tant que personnels hospitaliers, nous ne pouvons a priori en avoir une « conception » alternative ou à la carte. L’éthique ne se traduit a priori pas par des « règles » mais plutôt par des principes ou par des questionnements… principes.
  • Accueil des patients dans des locaux propres et entretenus. C’est une valeur du respect d’autrui.
  • Haut niveau d’excellence et d’innovation au service de la santé de tous.
  • Peut-être préciser avec le terme « laïcité » quelque chose allant dans le sens du respect de la liberté de croire ou de ne pas croire et la « juste » place de la religion. Signaler la présence ressource des aumôniers.
  • Je suis d’accord avec les grands principes du service public, laïcité, justice, non-discrimination, égalité d’accès, mais je ne comprends pas la formulation les « règles éthiques » pour moi, il s’agit plutôt d’un questionnement, d’une visée, d’un chemin.
  • Je suis d’accord avec le texte, je souhaite que cela puisse être la réalité sur le terrain !
  • OK pour l’intérêt général mais, pour un établissement de soins, ne faut-il pas mettre en premier, c’est-à-dire avant, l’intérêt personnel de chaque patient qui doit primer par rapport à l’intérêt général.
  • À l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, tous les métiers partagent la même conception du service hospitalier public.
  • Nous sommes attachés à garantir un libre et égal accès à des soins de qualité.
  • J’aimerais pouvoir ajouter que nous mettons en œuvre les moyens humains pour parvenir à cet objectif.
  • Certes, nous servons l’intérêt général sans but lucratif, mais aussi en l’absence de gaspillage des deniers publics.
  • Les notions d’égalité, neutralité sont bien explicites. Celles d’adaptabilité, de continuité, de qualité des soins m’apparaissent moins évidentes. Dommage de ne pas du tout parler de notre rôle premier : prise en charge de la santé de nos patients.
  • Rendre le patient conscient qu’il est acteur de sa santé et notre service public a cette mission d’éducation dans un sens très large, qui souvent nous échappe, pour aller vers une facilité qui nous éloigne me semble-t-il de notre mission qui s’intègre plus généralement dans un projet de société et nous faisons à mon avis trop souvent des compromis qui déplace les tensions.
  • Garantie de la continuité des soins.
  • Le mot « patient » manque cruellement dans ce texte…
  • Je souhaiterais que vous insistiez sur l’accueil : l’accès aux soins commence par l’accueil et celui-ci est parfois rude, peu aimable, ou non adapté au handicap du patient… Il y a bien entendu des efforts à faire sur la formation des personnels d’accueil, trop souvent éloignés des services plus lourds pour des raisons médicales et placés à l’accueil des consultations sans réflexion et sans formation… de même pour l’accueil téléphonique… L’accueil n’est pas forcément mauvais mais le taux de décroché tellement faible qu’il en devient dissuasif… pour moi l’accès « libre et égal aux soins  » commence par un accueil aimable et efficace…
  • Il manque l’aspect de formation des plus jeunes. Insister un peu plus sur la recherche, l’accueil des patients les plus sévères, la continuité des soins 24 heures sur 24 heures.
  • Cette première section peut s’appliquer à tout CHU. Il faudrait dans ce texte un élément de caractérisation de ce qu’est l’AP-HP et que les autres n’ont pas (histoire, taille) et de notre attachement à le faire vivre. et peut-être avoir les mots-clés égalité, respect de la personne et science.
  • Pourquoi parle-t-on de laïcité ? Nous en France et dans un hôpital public. Inutile de le préciser. C’est évident. Il faut parler du respect des hommes et des femmes, les recevoir dans des locaux corrects, propres et que le personnel soignant soit dans les meilleures conditions qui soient pour assurer au mieux leurs fonctions.
  • À « nous partageons la même conception du service public hospitalier » préférer « nous sommes appelé à partager la même conception… » montrant que cette conception n’est pas forcément partagée unanimement et que nous devons nous inscrire dans cette trajectoire. Ce verbe introduit une notion de mouvement et de mobilisation qui nous paraît adaptée. Remplacer « règles éthiques » par « exigences » ou « références » éthiques car les règles renvoient à la morale.
  • Il s’agit d’une charte, donc de principes qui nous guident et qui doivent être respectés, car en pratique, le caractère à but lucratif est de plus en plus affirmé. La charte n’est donc pas le reflet de l’AP-HP mais de ce qu’elle devrait être.
  • « À nos centres de référence et à notre potentiel de recherche et d’innovation ancrés dans les questions sociétales d’aujourd’hui et de demain ».
  • Nous nous efforçons de mettre à la portée de tous…

Cette conception nous engage. Elle nous rend conscients de nos responsabilités à l’égard des patients et des ressources qui nous sont confiées.
Nous garantissons le respect des droits des patients et devons tout mettre en œuvre pour qu’ils expriment librement leur choix et leur consentement. Ils sont acteurs de l’amélioration de la qualité du service public hospitalier notamment par l’expression de leurs attentes, de leur satisfaction et de leurs suggestions. Nous avons à leur égard un devoir d’hospitalité.
Nous reconnaissons le rôle essentiel des représentants des usagers et l’importance de l’action des bénévoles et des volontaires au sein de nos hôpitaux.

 

Sélection de quelques commentaires déposés sur la plateforme de concertation

  • Quels sont ces droits des patients ? Choix/consentement/satisfaction/suggestion ? Il manque une notion d’éthique dans ce respect.
  • Il me semble important d’ajouter que les représentants des usagers sont acteurs de la qualité du service public hospitalier aussi par l’expression « de leurs réclamations », pas seulement, « de leurs attentes, de leur satisfaction et de leurs suggestions ». Je propose d’ajouter à la fin du paragraphe : « les représentants des usagers et les bénévoles sont membres à part entière de la communauté hospitalière »
  • Après droits des patients, je suggère d’ajouter, « notamment à des soins sûrs et de grande qualité » pour éviter de mettre en premier des aspects juridiques alors que la mission première de l’hôpital est le soin. Et plutôt que de dire « les ressources qui nous sont confiées » je suggère « les ressources que nous utilisons », car ce que nous consommons n’est plus disponible ailleurs.
  • Les valeurs prônées doivent se traduire dans les actes. il ne s’agit pas uniquement d’affichage.
  • La dignité de la personne hospitalisée n’est pas suffisamment mise en exergue
  • Que mettons nous en place pour faciliter l’expression des usagers (je ne parle pas des représentants ; Qui représente qui exactement ?) en démocratie directe. Nous sommes de plus en plus confrontés à des patients qui ne parlent pas ou peu le français et des professionnels non bilingues (peu se débrouillent avec autre chose que le français). Là aussi,je ne parle pas des médecins mais des professions au quotidien au contact avec les patients : soignants, agents d’accueil, admission…
  • Ce texte est trop engageant pour un monde professionnel, ici nous sommes dans une profession de foi.
  • Le patient acteur de sa santé : ce postulat va transformer les rapports entre les hospitaliers (tous les métiers confondus) et les patients. Nous devons être prêts à accueillir les propositions en organisant des espaces visibles d’échanges.
  • Les familles de patients ne sont pas mentionnées alors que, surtout dans les hôpitaux pédiatriques, une attention particulière leur est portée.
  • Attention au devoir d’hospitalité. Est-ce de l’affichage ??? je me réfère à de nombreuses situations où les familles de migrants par exemple ne trouvent pas refuge à l’hôpital. Il ne s’agit pas ici de dire si c’est comme cela qu’il faut que ce soit, mais de signaler que cette charte ne doit pas annoncer des choses que l’institution n’est pas en capacité d’assumer…
  • Nous attendons aussi que les patients et les familles nous respectent.
  • Je pense qu’il faudrait valoriser aussi le respect mutuel soignant – soigné.
  • Préciser le devoir d’hospitalité en quelques mots, car il s’agit d’une valeur nouvelle portée par notre Institution.
  • Phrase 2 « elle nous rend conscients de nos responsabilités à l’égard… des ressources qui nous sont confiées ». Je ne suis pas convaincue du niveau de conscience de l’ensemble des professionnels vis-à-vis des responsabilités concernant « les ressources qui nous sont confiées ».
  • Allant dans le sens de la reconnaissance des représentants des usagers et des bénévoles, l’Institution ne pourrait-elle instaurer la construction de « maison des usagers dans l’ensemble des groupes et hôpitaux. En effet, les relations avec les associations et la gestion de ces personnes sont parfois très floues et fort peu encadrée.
  • J’aimerais voir noté aussi la place et le rôle des familles et de l’entourage des patients.
  • Les représentants des usagers sont devenus des partenaires des directions et ne se positionnent pas dans les situations qui mettent en cause l’avis de la direction.
  • Rajouter svp après… des droits des patients, « notamment l’intimité et la dignité », et devons tout mettre en œuvre…
  • Nous devons mettre tout en œuvre pour soigner le patient en collaborant avec lui et en l’accompagnant dans ses choix thérapeutiques.
  • Je ne retrouve pas la notion de patient acteur à part entière du soin, la notion d' »entendre » le patient et de prise en compte de sa parole. Le texte s’arrête à sa libre parole, ce qui serait déjà, je le reconnais, un progrès ! Manque de mon point de vue la notion fondamentale du « care », du « prendre soin » au-delà de soigner et ceci tant pour les patients que pour les personnels.
  • Pour exprimer leur choix et leur consentement, il faudrait les écouter ou favoriser leur expression. Cela n’est pas vrai pour plusieurs populations : pour ceux qui ne s’expriment ni en français, ni en anglais. Pour ceux qui n’osent pas s’exprimer. Malheureusement très peu de représentants des usagers représentent ces personnes.
  • Le droit d’un patient est d’être soigné mais on oublie de signaler ses devoirs respect de l’institution, du règlement et du personnel.
  • Je pense que notre responsabilité vis-à-vis des ressources qui nous sont confiées méritent un chapitre à part avec l’importance du développement durable.
  • Mais cela ne correspond pas à la réalité de la vie hospitalière… où le lien soignant/soigné diminue au fur et à mesure de l’augmentation de la charge de travail et de la désorganisation des services
  • Je ne partage pas : « devons tout mettre en œuvre pour qu’ils expriment librement leur choix et leur consentement », car c’est tributaire de nos moyens. On fait ce qu’on peut, on tend à, mais on ne peut pas tout mettre en œuvre.
  • J’aurai plutôt mis « associés ou co-acteurs » plutôt qu’acteurs. En les qualifiant d’acteurs de l’amélioration… on donne le sentiment qu’ils portent, à eux seuls, cette responsabilité.
  • C’est bien de mettre le patient au centre de nos valeurs
  • Le verbe « reconnaître » dans la dernière phrase n’est pas adapté. Il ne s’agit pas d’accepter les usagers, il faut collaborer avec eux et en faire des partenaires. De plus l’hospitalité n’est pas un devoir, il est naturel
  • Nous sommes attachés à porter les valeurs « du prendre soin » et intégrons la démarche éthique comme préalable à nos actes et décisions de soins
  • Il est important que les bénévoles et volontaires soient encadrés sur leur missions.
  • Complètement d’accord sur l’aspect de garantir aux patients les meilleurs soins, le juste soin au juste coût mais faire référence au budget n’est pas souhaitable. Le rôle des bénévoles et volontaires est important mais ne doit pas se substituer ou pallier à l’absence de soignants
  • En pratique l’analyse de questionnaires de satisfaction n’est pas toujours définie et réalisée : qui les recueille, les analyses, informe des résultats ?, quelles sont les actions correctrices mises en place,
  • Le respect doit être mutuel : du personnel vis-à-vis du patient et du patient vis-à-vis du personnel.
  • Pour aider les autres, certains hommes ont créé l’hôpital. Le lieu d’hospitalité ouvert à tous, pour le secours de tous, sans critère d’entrée. Hospitalier, je me reconnais dans cette cause qui est devenue mon engagement, mon devoir.
  • Manque la notion de médecine holistique, de médecine de la personne citer un devoir d’information et, au sens le plus large d’éducation thérapeutique
  • Il existe actuellement en France une incompréhension du public sur les possibilités de l’hôpital. Les patients ne comprennent pas les listes d’attente (souvent justifiées) et les démarches lourdes entourant les gestes techniques
  • « Ils (les patients) sont acteurs de l’amélioration de la qualité du service public hospitalier notamment par l’expression de leurs attentes, de leur satisfaction et de leurs suggestions. » –> les personnels de l’AP-HP aussi. On devrait également leur demander leur avis « Nous reconnaissons le rôle essentiel des représentants des usagers et l’importance de l’action des bénévoles et des volontaires au sein de nos hôpitaux. » –> Il faut un équilibre entre les attentes des usagers et les moyens mis à disposition par l’AP-HP pour les satisfaire
  • La notion de relations humaines, compassion ou humanité doit apparaître. Suggestion : « Nous avons à leur égard un devoir d’hospitalité » et d’humanité
  • Modification proposée : « nous devons tout mettre en œuvre pour apporter aux patients l’information adaptée, juste et utile, pour qu’ils » etc. Dans l’énoncé de cette valeur, c’est le respect de la dignité de la personne humaine qui est invoquée, que ce soit les patients, que ce soit les personnels AP, donc chacun a des droits et les devoirs, cela permet un sain équilibre dans la relation de soin ! et évite la « consommation » de soins, c’est-à-dire des devoirs d’un côté (les personnels AP) et des droits de l’autre (les patients). Autre : « Nous reconnaissons le rôle « important » des RU etc.
  • Attention, les bénévoles ne doivent pas combler les manques de RH au sein des équipes soignantes.
  • La phrase « cette conception nous engage » est trop directe et trop forte. Idem « tout mettre en œuvre ». Certes nous avons des responsabilités à l’égard des patients. Mais il est aussi important de souligner que travailler pour l’AP-HP doit être aussi pour soi un lieu d’épanouissement personnel. On travaille certes pour le bien des patients mais aussi pour soi, pour s’épanouir, donner un sens personnel à son travail.
  • Attention à l’action des bénévoles qui veulent parfois faire seuls et peuvent aggraver une situation sociale. Ils ne sont pas des agents de Fonction Publique, n’ont pas les mêmes devoirs.
  • Les bénévoles et volontaires ont leur place dans un hôpital effectivement sans but lucratif, non mercantile. Dès lors que l’hôpital commence à parler de rentabilité (terme jamais prononcé mais si souvent transparent derrière ceux de durée de séjour, efficience et autre), les bénévoles deviennent des travailleurs masqués que la décence et la déontologie ne peuvent accepter.
  • Il ne faut pas que l’écoute des patients se transforme en jugement de la qualité de sa prise en charge médicale. Le patient a le droit à l’information la plus détaillée possible et contribue aux choix de sa prise en charge mais est-il apte à juger de la qualité médicale au niveau médical ? il faudrait des garde-fous côté « patients » et aussi côté « médecins » pour éviter tout abus qui pourrait entraver la liberté des uns et des autres.
  • Importance de la formation des bénévoles et volontaires à la dimension de la maladie dans l’approche communicationnelle.
  • J’aurais aimé lire « à l’égard des patients et de son entourage… » Je suis gêné par le mot « hospitalité » qui sous-entend la gratuité de l’hébergement alors que c’est faux. Une proposition ? ==> accessibilité.
  • Ce commentaire concerne aussi le chapitre 3 « respect mutuel dans les relations professionnelles « .Comment le respect des droits des patients sera-t-il garanti avec l’arrivée du dossier médical ORBIS lorsque ce patient est un soignant de l’AP ? L’AP-HP sera-t-il le seul employeur à avoir accès aux données médicales de ses employés ? Le personnel de l’AP va-t-il devoir aller se faire soigner en privé pour éviter d’être victime des failles sécuritaires qu’avouent même ceux qui s’occupent de son déploiement… Le problème est le même pour les patients « VIP » qui consultent sous leurs vraies identités… Pourquoi ne pas au minimum faire apparaître un système « patient confidentiel » avec une sorte de charte lorsque serait consulté un dossier de ce type d’un soignant/patient ou patient VIP indiquant « je jure que je suis habilité à consulter ce dossier, car je suis amené à prendre en charge ce patient et que la consultation de son dossier ne pourra donner lieu à aucune intervention hiérarchique ou L’AP sera-t-il le seul employeur à avoir accès aux données de ses employés ? Que devient le secret médical ?
  • La bienveillance doit se développer. Et l’institution doit tout mettre en œuvre pour créer ces conditions de bienveillance et ne pas favoriser les situations qui induisent de la maltraitance.
  • Acteurs de l’amélioration de la qualité du service public hospitalier notamment par l’expression de leurs attentes, de leur satisfaction et de leurs suggestions. Attention de ne pas inverser les rôles : sinon, le personnel soignant va devenir le serviteur de certains patients
  • Il ne suffit pas de les écouter, mais aussi de les entendre.
  • Je me sens engagée dans la conception du soin d’abord je ne retrouve pas dans la formulation, ni tout le texte intégral la valeur intrinsèque du SOIN, sollicitude, relation d’aide, attention à l’autre, vulnérable tout ce qui fait d’abord la richesse de notre travail et toute notre humanité.
  • Améliorer la propreté des chambres et locaux. Former le personnel aux accueils. Certains propos entendus ne sont pas dignes de notre institution : exemple, « Vous sonnez tout le temps, mais il n’y a pas que vous ici ».
  • Nous garantissons avant tout l’expression de la volonté et de la satisfaction des patients dans le respect des droits.
  • La place donnée dans cette charte aux associations et bénévoles qui sont plus clairement cités que les médecins et infirmières me paraît démesurée.
  • Qu’en est-il du respect de certains patients envers les agents ? Les patients doivent exprimer leur consentement ou non envers leurs traitements mais que faire lorsqu’il y a refus de soins et pourquoi garder le patient hospitalisé ?
  • Les ressources sont de plus en plus contraintes.
  • C’est important quel que soit le métier exercé au sein de l’AP-HP.
  • C’est ici une version idéalisé et l’absence de moyen ne permet souvent pas d’écouter les attentes des patients.
  • Au-delà de favoriser l’expression par les patients de leurs attentes, il me semble primordial de spécifier que nous avons à leur égard un devoir de prise en compte de ses attentes.
    Il y a une ambiguïté dans l’utilisation du terme qui recouvre deux notions 1) recevoir et héberger chez soi gracieusement par amitié ou charité 2) accueillir ses hôtes avec générosité et bienveillance. Notre valeur est aujourd’hui plutôt relative à la notion 2, je le préciserai directement « nous avons à leur égard un devoir de prise en compte de ses attentes et de générosité et de bienveillance »
  • Nous devons tous considérer le patient comme un citoyen responsable de ses choix. Pour cela le patient doit être informé, consulté. le devoir d’hospitalité s’accompagne entre autre d’offrir aux patients la possibilité de choisir son alimentation et de lui fournir un service de qualité afin qu’au-delà de la nutrition, il retrouve le plaisir de manger.
  • Nous garantissons le respect des droits des patients et « de de leur famille ».
  • Ces valeurs sont portées au quotidien par le personnel de l’AP-HP, mais le patient ressent-il du personnel qu’il adhère à ces valeurs ?
  • La notion d’écoute des patients n’est pas assez exprimée : « Nous avons à leur égard un devoir d’hospitalité et d‘écoute » L’hospitalité s’entend dans un principe de réciprocité qu’il faut peut-être rappeler. Importance de rappeler le rôle des RU, qui sont au final peu connus des professionnels.
  • À « Cette conception nous engage» préférer : « Cette conception engage chacun de nous individuellement et tous, collectivement » pour bien montrer la responsabilité de chacun pour aboutir et ne pas nous dissimuler derrière un collectif qui pourrait diluer les responsabilités. « Nous reconnaissons le rôle essentiel des représentants des usagers et l’importance de l’action des bénévoles et des volontaires au sein de nos hôpitaux » compléter par « dans le respect d’un juste positionnement de chacun. » Le volontariat apparaît comme une force et un élément d’ouverture de l’hôpital sur la ville et apporte un vrai bénéfice aux patients. Pour cela, il doit être coordonné et ne pas interférer dans l‘action des professionnels qu’il doit compléter. Les bénévoles ne doivent pas se substituer aux professionnels mais bien compléter leur action de façon coordonnée. La parole des usagers ne nous semble pas toujours audible face à un hôpital de plus en plus « HIGH TECH ». La dimension « hospitalité » paraît plutôt s’effacer devant la mise en avant du soin, comme cœur de l’action dans le secteur sanitaire (ex : objectif prioritaire de diminution des DMS). Placer l‘usager comme co-acteur de son parcours de soins est essentiel.
  • L’ensemble des participants trouve malvenue l’association sur le même plan dans la seconde phrase des « patients » et des « ressources » ; o « ils sont acteurs » : pourquoi ne pas dire, « Nous, patients et personnels de l’AP, sommes acteurs » ; o Il manque certaines notions : § La bientraitance, la qualité de vie des patients, (notamment pour les patients qui restent longtemps voire qui vont vivre leurs derniers jours à l’hôpital), l’accompagnement, l’accueil, la solidarité ; § La « prise en charge » ; § Le devoir d’hospitalité ; héritage d’une tradition ancienne ; mémoire/tradition/héritage ; § Sur ce dernier point, attention car le devoir d’hospitalité peut aussi être mal perçu par certains agents car ils ont des difficultés à la mettre en œuvre dans un contexte de réduction de moyens.
  • Je proposerais de développer le devoir d’hospitalité qui implique, entre autre, un accueil bienveillant, une écoute attentive du patient afin de le conseiller, de l’accompagner au mieux durant son séjour pour qu’il puisse poursuivre son projet de vie

Le travail en équipe fédère nos compétences et nous permet d’assurer la continuité des différentes activités hospitalières.
Nous avons à cœur d’intégrer pleinement nos collègues, avec une volonté particulière pour les personnes porteuses d’un handicap.
Le respect mutuel contribue à la richesse de nos relations professionnelles et à la satisfaction de travailler ensemble. La qualité de vie au travail participe à des soins de qualité.
Notre mission de soins exige que nous cultivions nos connaissances et que nous sachions les partager et les transmettre.
Nous sommes engagés dans une démarche continue d’amélioration de la sécurité des soins en déclarant les événements indésirables, en travaillant sur nos erreurs et en réfléchissant collectivement à nos défauts d’organisation pour les corriger.

 

Sélection de quelques commentaires déposés sur la plateforme de concertation

  • La qualité de vie au travail intègre une prise en compte et une gestion réelle des risques professionnels et de leur prévention (primaire, secondaire, tertiaire).
  • J’ajouterais : Nous avons à cœur avec notre institution d’intégrer pleinement nos collègues…
  • Je remplacerais « volonté particulière » par « attention particulière ».
  • Il manque selon moi la notion de tutorat pour favoriser l’intégration des étudiants et des professionnels.
  • Renforcer la dimension d’écoute mutuelle en interdisciplinarité pour l’amélioration continue coproduite.
  • Ne pas faire de la qualité de vie au travail un slogan, généralement accentué lorsque les situations deviennent critiques. Ajouter une mention de « dépense pour conserver un véritable modèle social porté par l’hôpital public ».
  • Je voudrais que tout cela soit pleinement porté. Du travail encore pour trouver partout le respect mutuel, la qualité de vie, etc.
  • Encore faut-il pouvoir avoir les formations nécessaires et des réunions. Or lorsque les gens doivent être régulièrement appelés sur leur temps de repos par manque de personnel, comment avoir ces temps ?
  • La notion d’activité hospitalière me parait restreindre, notre champs d’action s’étend pourtant hors les murs de l’hôpital.
  • La notion de « compagnonnage » n’apparaît pas et de « bientraitance » des nouveaux collègues. « Cultivions » nos connaissances n’est pas un mot assez fort c’est une « obligation ».
  • Postulat noble à la lisière des organisations et des acteurs, le travailler ensemble est fondamental dans le respect et l’écoute de chacun.
  • La qualité de vie au travail participe à « délivrer » des soins de qualité… en travaillant sur nos erreurs et en réfléchissant collectivement à leurs causes plutôt que « nos défauts d’organisation » car ce ne sont pas les causes exclusives des erreurs.
  • « Nous avons à cœur d’intégrer pleinement nos collègues ». Le respect mutuel contribue à la richesse de nos relations professionnelles et à la satisfaction de travailler ensemble » .Encore des efforts à réaliser pour les deux propositions ci-dessus.
  • L’interdisciplinarité des professionnels n’est pas assez mise en avant. Pour moi, pour améliorer le parcours patient, c’est crucial. C’est aussi valable pour transmettre certaines connaissances aux autres métiers (tjrs en respectant la réglementation). Se mettre à la place de l’autre pour mieux l’intégrer dans sa vie professionnelle.
  • Dans une démarche continue de la Qualité et de la sécurité des soins…, ces 2 notions me semblent complémentaires dans la notion de dynamique de travail en équipe.
  • Le respect, ce n’est pas uniquement entre professionnels, mais aussi envers le patient et ses proches.
  • Encore faut-il que nous ayons toujours les moyens d’améliorer ou tout au moins de maintenir cette qualité de travail (effectifs, matériels, etc.).
  • Dans cette section, il y a plusieurs concepts différents (travail en équipe et compétences) qui méritent d’être séparés.
  • En tant qu’agents du service public de la santé, nous veillons à observer une stricte neutralité politique, syndicale, religieuse et philosophique dans nos rapports professionnels, tant avec les patients, qu’avec nos collègues ou la hiérarchie. En tant qu’agents du service public de la santé, nous sommes particulièrement attachés aux valeurs de bienveillance, de bientraitance, et de tolérance, c’est pourquoi nous veillons à les appliquer dans l’encadrement des étudiants que nous accueillons dans nos services, et que nous avons le devoir de former, notamment aux bonnes pratiques relationnelles et éthiques. En tant que professionnels de santé, nous portons une attention particulière à la prévention et à la détection des risques psychosociaux.
  • Je souhaite que ceci devienne une réalité et que la parole de chaque catégorie de personnel soit prise en compte de la même manière.
  • Une proposition de reformulation : « Nous sommes convaincus que le travail en équipe et la qualité de vie au travail participent à des soins de qualité. Nous avons à cœur d’intégrer pleinement nos collègues, en particulier les personnes porteuses d’un handicap. Le respect mutuel contribue à la satisfaction de travailler ensemble. Notre mission de soins exige que nous cultivions nos connaissances, que nous sachions les partager dans le cadre de procédures formalisées et les transmettre. Nous sommes engagés dans une démarche continue d’amélioration de la sécurité des soins en déclarant les événements indésirables, en travaillant collectivement sur nos erreurs et nos défauts d’organisation. »
  • Bienveillance entre collègues.
  • Une proposition : Le travail en équipe est le pivot de la prise en charge des patients, il permet grâce à la complémentarité de toutes nos compétences soignantes, administratives et techniques d’assurer la continuité de différentes activités hospitalières.
  • Je pense qu’il faut affirmer l’aspect collectif et multidisciplinaire de cette section. Ainsi : Le travail en équipe PLURIDISCIPLINAIRE… en réfléchissant TOUS collectivement à nos défaut.
  • Je modifierais  » Nous avons à cœur d’intégrer pleinement nos collègues, avec une volonté particulière pour les personnes porteuses d’un handicap » pour  » Nous avons à cœur d’intégrer pleinement tous les collègues, y compris celles et ceux qui ont un handicap. »
  • Il faut poursuivre la possibilité de progresser par la formation continue.
  • Je pense qu’il serait intéressant d’ajouter le travail en équipe, quel que soit notre poste ou notre fonction.
  • Pourrait-on ajouter équipe pluridisciplinaire (administratif, technique…)
  • Une démarche continue d’amélioration de la sécurité des soins ne se résume pas à une déclaration des événements indésirables ou un travail sur nos erreurs. Une démarche continue d’amélioration est une démarche positive et permanente qui doit se mener en équipe à partir de nos pratiques et avec objectif partagé : les besoins du patient.
  • Le travail en équipe fédère les compétences et participe à les développer. Cela donne du sens au travail collaboratif inter et intra-professionnel dans un respect mutuel qui contribue… en intégrant la déclaration des événements indésirables comme outil à travailler sur nos erreurs et non à rester dans la culture de la faute.
  • Remplacer « démarche continue d’amélioration de la sécurité des soins » par « démarche continue d’amélioration de la qualité des soins ».
  • Une attention portée aux « conditions de travail » et une reconnaissance de la « pénibilité » de certains métiers hospitaliers.
  • Je trouve ce paragraphe assez culpabilisant par l’emploi des termes : nos erreurs, nos défauts à corriger. Ces termes ne font pas référence aux concepts actuels d’éducation positive et relève les tendances françaises au bashing et à la dévalorisation. Ne pourrait-on parler plutôt de dysfonctionnements à analyser afin d’élaborer les meilleures solutions aux problèmes auxquels nous sommes exposés dans nos pratiques.
  • Le respect mutuel mais aussi l’entraide et la solidarité entre pairs.
  • Courage, détermination et générosité sont des valeurs qui accompagnent la prise en charge des patients. Respect et reconnaissance sont sources de motivation. L’unité doit nous aider à conserver ou à retrouver la fierté de travailler à l’AP-HP.
  • Le personnel de l’AP-HP forme une seule et même équipe dont tous les maillons de la chaîne a une importance. Il est important que chacun comprenne à son niveau l’importance de son travail. Le personnel soignant est au service du patient, le personnel RH est au service des agents et les soulage de certaines inquiétudes (calcul de la paie, des retraitesetc.), les services financiers qui paient les factures et optimisent les coûts et le ratio dépense – recette. Le personnel en charge de la codification des actes de soin qui génèreront les recettes. Ainsi, chacun contribue aux soins de prêt ou de loin. Chaque compétence s’articule autour du patient.
  • L’hôpital, l’AP-HP, de demain se construisent dès aujourd’hui, la transmission des savoirs est primordiale. L’adhésion à des valeurs partagées en rendra les fondements plus solides.
  • Nous ne pouvons être efficaces qu’en équipe : à chacun son rôle dans l’organisation établie. Nous faisons au mieux de nos connaissances, nous nous concertons et remettons nos actes en cause, dans un souci permanent d’efficacité et d’amélioration. Nous économisons les moyens employés afin de pouvoir prendre chacun en charge. Reconnaître nos erreurs est le terreau de nos améliorations. Humilité, solidarité, transparence, bienveillance, et éthique, sont nos guides.
  • La démarche qualité progresse, mais il faudrait que tout le monde s’y mette complètement.
  • Il manque ici à mon sens la dimension de tutorat, d’encadrement par les pairs et de formation. L’AP-HP dispose de plusieurs centres de formation initiale ainsi que d’un centre de formation continue. Or, ces derniers sont absents…
  • Quels moyens mis en œuvre pour faciliter les formations médicales et paramédicales ? (Budgets, temps dédiés, organisation du temps de travail adaptée en fonction,…)
  • Encore une fois, je partage ces valeurs, mais ne les perçois pas forcément dans vos actions. Je constate une dégradation de la qualité de vie au travail, les pressions effectuées pour améliorer l’efficience n’y sont pas étrangères…
  • Pour offrir des soins de qualité, il faut être suffisamment nombreux, organisés en équipe avec des moments formalisés d’échange entre tous les soignants.
  • Le respect mutuel au sein de nos équipes est essentiel pour la qualité des soins et l’accomplissement d’un travail exigeant devant être harmonieux et satisfaisant pour les soignants.
  • Respect entre différents corps de métiers. Complémentarité malgré la hiérarchie.
  • Insister sur la notion d’équipe, fondamentale dans un métier de soignant. Insister sur les nombreux métiers qui permettent à l’hôpital de fonctionner, et pas seulement les soignants (je suis une soignante, mais sans les autres, je ne peux rien).
  • La collaboration et les échanges hospitalo-universitaires sont essentiels et considérables.
  • Ce n’est pas très politiquement correct, mais je pense que c’est la compétence et l’engagement de chacun qui fédère le travail en équipe dans un objectif commun… La qualité de vie au travail est très liée au sentiment de pouvoir délivrer des soins de qualité, non dégradés par la multiplication de tâches et de process chronophages, ressentis comme inutiles.
  • Je pense que la reconnaissance au travail doit faire partie de valeurs à expliciter.
  • L’amélioration continue n’est pas simplement de tirer des enseignements de ce qui ne marche pas. C’est aussi tirer des enseignements de ce qui marche bien. Il est important de souligner l’importance de la valorisation des réussites / avancées personnelles ou collectives. Autre volet important à souligner : la richesse de l’innovation individuelle et surtout en équipe ; donner la possibilité à chacun d’exprimer ses idées ; donner la possibilité aux équipes de tester de nouvelles organisations.
  • Retour d’expérience indispensable et très pédagogique.
  • Il est nécessaire de définir la qualité de vie au travail ou de l’illustrer par des exemples.
  • Chacun est partie prenante de la construction de l’équipe, ainsi que de la construction du projet. Cela n’aboutit que si tous s’y engagent. La bienveillance est la base de la communication avec les patients, mais également entre soignants.
  • Je me permets de vous dire que j’aurai utilisé un autre mot que « fédère » pour exprimer le bénéfice des compétences de chacun. Le mot  » potentialise » ou « démultiplie » permettrait de ne pas inclure la notion de barrière entre les compétences, mais plutôt la notion de coopération mutuellement bénéfique. De même, le mot « intégrer » en parlant des collègues et particulièrement des personnes handicapées pourrait être remplacé par le mot « inclure ».
  • Le respect mutuel, quel que soit le grade ou le corps de métier, contribue…
  • Je remplacerais le mot « corriger » par « améliorer » (pour rester positif).
  • Dans un monde idéal ! La réalité sur le terrain est tout autre…
  • Apprendre de nos erreurs de manière collective, systémique pour que la culture du la sécurité devienne un levier pour améliorer les pratiques
  • Nous sommes tous des maillons d’une chaine et nous nous devons de communiquer, de partager, d’être à l’écoute et surtout d’être attentif à l’autre. Tout ce qui nous relie, c’est de travailler en ayant le souci des attentes, des besoins de l’autre. C’est de cette façon qu’on évitera les erreurs, les oublis, les négligences.
  • Tout à fait d’accord mais si peu appliqué.
  • Pour bien travailler en équipe, il faut être en nombre suffisant pour avoir le temps de parler de nos pratiques (réunions de service régulières), chose qui ne se fait plus. Projet d’équipe élaboré par tout le personnel, pas seulement venant de la hiérarchie.
  • Il faudrait parler de démarche continue d’amélioration de la qualité et la sécurité des soins.
  • Nous sommes engagés dans une démarche continue d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins en déclarant les événements indésirables, en travaillant sur les risques que nous identifions et en réfléchissant collectivement à améliorer ou à optimiser nos organisations.
  • L’esprit d’équipe fédère nos compétences et le travail en équipe permet d’assurer…
  • Il faudrait insister sur la pluridisciplinarité qui est un des outils essentiels de l’hôpital public pour prendre en charge les patients.
  • Il est bien difficile d’intégrer des collègues quand les nominations sur les postes de titulaire sont si longues. Il y a actuellement un vrai manque d’attractivité de nos structures.
  • Je me retrouve dans la formulation, mais hélas, ce n’est pas ce qui se passe dans la réalité du monde du travail… »Respect mutuel et satisfaction de travailler ensemble »
  • Théoriquement, je me retrouve absolument dans cette formulation. Dans la réalité, il est très difficile de mettre en mouvement les équipes, les cadres et la direction dans un travail réflexif visant à reconnaître d’abord, puis réfléchir sur les défauts d’organisation et leurs conséquences.
  • Préciser le respect mutuel entre toutes les catégories de professionnels et tous les échelons hiérarchiques.
  • La transparence et notamment la transparence des informations est à mon sens une valeur que personnels et usagers souhaitent retrouver dans notre fonctionnement hospitalier.
  • C’est ainsi que nous AVANCONS !
  • Il faudrait évoquer le coté pluridisciplinaire des équipes et la communication « bienveillante » essentielle à une cohérence des soins autour du patient.
  • La dimension universitaire de recherche n’est pas suffisamment mise en avant. La richesse du CHU est de faire cohabiter et travailler ensemble du personnel hospitalier et des chercheurs capables de faire progresser l’institution par leur capacité d’innovation et le temps qu’ils peuvent y consacrer. Je précise que je ne suis pas chercheur moi-même.
  • La qualité de vie au travail n’est pas toujours idéale (conditions de travail des équipes paramédicales ou horaires des équipes médicales).
  • Il faudrait mentionner plus explicitement la prévention des RPS.
  • Nous souhaitons poursuivre notre réflexion pour l’amélioration de la QVT et de la qualité des soins et intégrer cette réflexion dans les projets d’amélioration de l’efficience au travail.
  • Il manque la possibilité de pouvoir alerter une instance, trouver un réconfort, une ressource lorsque l’on souffre au travail, lorsque la qualité de vie au travail est altérée.
  • Là encore, je suis d’accord avec la formulation, mais ce n’est pas toujours aussi simple. Quand il y a des manques de personnel, l’organisation et la qualité des soins en pâtissent
  • Deux notions manquent à mon sens : la bienveillance d’abord. Et l’idée que pour prendre soin des autres, il faut prendre soin de soi et de ses collègues.
  • Remplacer « que nous cultivions nos connaissances » par « des formations qui enrichissent nos connaissances ».
  • Une fois qu’on l’a dit et écrit, il faut le faire vraiment : en l’occurrence, veiller très concrètement à la QVT par des mesures efficaces : effectifs suffisants, travail en binôme pour les nouveaux professionnels…
  • Les Osiris ne sont pas toujours bien vécus.
  • Valeur forte et partagée par tous, notion de travail en équipe pluriprofessionnelle, pluridisciplinaire à renforcer car est une des richesses de l’AP-HP qui contribue à la continuité et à la qualité de la prise en charge des patients. De plus le travail en équipe contribue au plaisir de travailler ensemble. Le multiculturalisme est une valeur forte de l’AP-HP, qui a un effet positif sur la qualité de vie au travail, permettant un enrichissement mutuel et une source d’intégration. La promotion professionnelle contribue aussi à nous enrichir, partager et transmettre. Nous sommes engagés dans une démarche continue d’amélioration de la sécurité des soins : d’amélioration de la qualité et de la sécurité.
  • Notre exigence en matière de compétences et de professionnalisme doit être notre priorité. Il est nécessaire de rappeler l’importance de la transmission des savoirs et le compagnonnage propre à notre secteur, dans le contexte des nombreux départs à la retraite que le secteur de la santé connaît actuellement.
  • Je suis complètement d’accord avec ce constat : « La qualité de vie au travail participe à des soins de qualité. »
  • Manque de temps pour l’amélioration continue sur le terrain, priorité à l’opérationnel et aux soins, mais c’est une des grandes forces de l’AP malgré tout.
  •  » déclarer les évènements indésirables  » c’est-à-dire via Osiris, je pense qu’il faudrait faire une mise au point à ce sujet parce que bon nombre d’agents hésite à déclarer de peur de retour négatif à leur égard… On a l’impression que cette application est plus réservée à l’encadrement.

 

Notre communauté hospitalière doit s’adapter aux évolutions de la société.
L’évolution des modes de prise en charge, par exemple ambulatoire, nous amène à mieux coordonner nos actions dans le cadre de procédures formalisées. Ces dernières doivent s’attacher à préserver la relation soignant-soigné, au cœur de notre engagement.
Nos hôpitaux développent des partenariats avec les autres établissements hospitaliers et avec les professionnels sanitaires et sociaux de ville. Ils garantissent avec eux la qualité et la continuité de la prise en charge du patient, tout au long de son parcours de soins.

 

Sélection de quelques commentaires déposés sur la plateforme de concertation

  • les circuits patients notamment la prise en charge ambulatoire font évoluer nos pratiques et nos organisations et placent le patient au cœur du dispositif avec un accompagnement des équipes pluridisciplinaires.
  • « nous veillons à la continuité de nos prises en charge pour nos patients au-delà de notre établissement. Nous sommes concernés par le devenir de nos patients au-delà de leur hospitalisation. Nous mettons tout en œuvre pour que celle-ci soit la plus courte et la moins pénible possible. »
  • Il faut parler des programmes d’éducation thérapeutiques.
  • Préserver la relation soignant-soigné est essentiel, mais ne peut s’effectuer normalement que dans un cadre ou la qualité de vie au travail est possible à mettre en œuvre et est respectée.
  • Encore une fois, faire ce qu’on dit !!! S’adapter aux évolutions de la société OK mais la société vieillit alors pourquoi diminuer voire supprimer des lits qui accueille les plus âgés ? Pourquoi dans les services de gériatrie une si faible densité de personnel ?
  • J’aimerais que dans la notion d’évolution des modes de prise en charge apparaissent des prises en charge de médecines alternatives comme le jeûne, la relaxation, sophrologie, yoga, fasciathérapie, etc., comme dans certains pays (Allemagne, Canada, Suisse…) et ceci bien sûr, avec un maximum de caution scientifique.
  • l’ambulatoire n’est peut-être pas la solution préférée par certains patients (patients âgés par exemple) qui se sentent en sécurité dans un service de soins plutôt que d’être mis dehors très vite sans s’assurer des conditions de vie, d’accompagnement possible par la famille.
  • Le fait que la communauté hospitalière « doive » s’adapter aux évolutions de la société ne relève pas d’une charte mais d’un postulat contestable. La normalisation du soin par les procédures est posée comme nécessaire, or dans sa mise en œuvre elle altère en profondeur le contenu du travail et la vie des collectifs de travail, en réduisant le soin à sa part quantifiable, traçable, mesurable. À ce jour, le malaise grandissant des équipes soignantes montre les effets délétères de cette « adaptation » forcée. Je ne peux pas me montrer d’accord avec cette formulation.
  • Rajouter doit s’adapter aux évolutions de la société et agir dans le respect du patient (de l’éthique, de ses droits, de sa vie privée).
  • L’ambulatoire pour des populations jeunes ou « mâtures », pourquoi pas. Mais pour les personnes isolées ou âgées, est-ce vraiment la solution la plus adaptée ? L’appel 24 heures après me semble un peu loin… même s’il existe un N° en cas de besoin.
  • Nous devons nous adapter aux évolutions de la société mais ni trop vite ni sans concertation avec les équipes de soins et les patients (bed management, hôtel hospitalier…).
  • Moyennement, concernant l’ambulatoire : j’ai peur que : – ça devienne un peu du travail à la chaîne – s’il y a un jour, pour une raison ou une autre (épidémie-attentats, etc.) besoin de réquisitionner bcp de lits, nous n’en trouvions plus dans nos services et que les patients se retrouvent sur des brancards dans des couloirs…
  • Il manque une vraie mention au médecin traitant. La possibilité par ailleurs de communiquer entre professionnels via messagerie sécurisée devrait être une priorité.
  • « Notre communauté hospitalière doit s’adapter aux évolutions de la société » –> Les organisations de travail ainsi que l’adaptation effectifs nécessaires aussi.
  • Les infirmières aimeraient avoir plus de temps à consacrer à la relation soignant-soigné.
  • la valeur sous-jacente n’est pas très claire… c’est plutôt un vœu qu’une valeur éthique.
  • Je comprends qu’il s’agit d’évoquer la place de l’hôpital dans la société (réseau de soins + domicile) mais la formulation ne me semble pas assez percutante. L’hôpital doit-il juste nouer des partenariats ou être moteur, force de proposition dans l’organisation du continuum des soins ? la surveillance du patient connecté à domicile est d’ores et déjà d’actualité. Comment va-t-on s’organiser face à cela ?
  • Je suis totalement d’accord, il est crucial de renforcer le lien entre ville et hôpital particulièrement dans les interfaces et les périodes charnières du parcours patient. Les réseaux de santé territoriaux sont en ce sens un outil à ne pas négliger.
  • Insister sur médecins traitants, pharmaciens d’officine car c’est concret pour nos patients
  • Devons-nous négliger la réalité d’une concurrence entre établissements qu’ils soient publics ou privé ?
  • oui nous avons un sérieux travail de partenariat à faire pour concilier les règles strictes de l’ambulatoire avec la prise en charge d’une patientèle de plus en plus isolée, âgée et aux multiples problèmes sociaux.
  • la formalisation et l’adaptation ne vont pas toujours ensembles. L’une impliquant une généralisation et l’autre une singularité
  • l’adaptabilité n’est pas seulement autour du soin, mais toi être total y compris au sein de notre institution dans les relations professionnels.
  • je suis d’accord avec la nécessité de coordination (notre cœur de métier) au service du patient ; cela reste toujours notre idéal mais si difficile à vivre dans la vraie vie du monde hospitalier et ambulatoire (tellement de cloisonnement et de méconnaissance de part et d’autres…°)
  • ce sont des objectifs de bon sens mais pas des valeurs
  • C’est un travail difficile et de longue haleine mais cependant essentiel. C’est vraiment dommage qu’il ne soit pas plus valorisé, car pour développer le réseau ville-hôpital, cela se passe en plus de notre travail habituel, et dans l’ombre.
  • Notre engagement est de délivrer un soin approprié en concertation avec les autres structures sans concurrence déloyale. Il s’agit d’assurer une accessibilité aux soins et de respecter la pluralité des soins.
  • dans le fond on ne peut être que d’accord, dans la réalité, les moyens en ville actuels ne permettent pas une prise en charge adaptée (pénurie de médecins de ville, IDE, Kiné, diététicienne non remboursée
  • le médecin traitant est au cœur de ce processus il est plus qu’un professionnel sanitaire il doit clairement être mentionné dans les textes
  • Nous nous engageons à réfléchir aux moyens de rendre le soigné acteur de sa prise en charge.
  • l’hôpital universitaire a certes vocation à travailler avec le réseau de ville, en revanche la compétition et le rendement d’activité implique la rétention de patients et la frilosité de s’appuyer sur les réseaux de ville
  • Ambulatoire oui mais pas envers et contre tout et surtout pas au détriment d’une prise en charge rigoureuse au cas par cas.
  • J’ajouterais les notions de respect réciproque dans la relation soignant/soigné et celle de recherche de simplification du parcours patient
  • procédures formalisées : cela ne veut pas dire manque de communication ! et uniformité des pratiques à outrance
  • la force de l’AP-HP est de travailler sur des outils communs portés par tous
  • Notre communauté hospitalière doit s’adapter aux évolutions de la société : de quelles évolutions parle-t-on ? L’augmentation de la précarité, le terrorisme, l’Huberisation, la financiarisation de l’économie, l’informatisation etc. ? A la rigueur on pourrait écrire : »Notre communauté hospitalière reste au service d’une société en mouvement ». Une évolution importante c’est le passage d’une médecine curative à une médecine préventive et personnalisée.
  • La formalisation des procédures reste à fortifier. Le partenariat de l’AP-HP avec les GHT est un sujet majeur.
  • Développer les pôles numériques tout en maintenant les relations humaines ; qui ne doivent pas nous faire perdre de vue la sensibilité, les émotions,
  • Le travail en réseau et en partenariat est essentiel dans l’intérêt même des patients et l’enrichissement des professionnels. Il est plus simple à mener lorsque les structures présentent chacune une offre de soins complémentaire. Dans le cas contraire, les moyens étant contraints, elles peuvent se vivre comme concurrentes et être dans une attitude défensive ou offensive et non pas collaborative. Cette dimension ne doit pas être occultée au risque d’apparaître en décalage avec la réalité du vécu.
  • Notre communauté hospitalière doit s’adapter aux évolutions complexes de la société. L’évolution des modes de prise en charge, par exemple ambulatoire, nous amène à mieux penser et coordonner nos actions dans le cadre de procédures formalisés innovantes.

« Notre responsabilité consiste aussi à faire le meilleur usage possible des ressources qui nous sont confiées en interrogeant la pertinence de nos actes, en évitant les dépenses inutiles et en contribuant au développement durable.
Telles sont les valeurs que nous portons ensemble au sein de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et qui font que nous sommes fiers d’y travailler. »

 

Sélection de quelques commentaires déposés sur la plateforme de concertation

  • Comment faire le meilleur usage de nos ressources quand on ne connaît pas le coût des choses, coût en temps et en argent ? Il manque une notion sur l’engagement à communiquer et à comprendre ces coûts
  • Notre responsabilité est aussi de faire le meilleur usage… Ce sont ces valeurs que nous partageons à l’AP-HP et nous rendent fiers d’y travailler
  • Nous nous engageons également à prendre soin de nos ressources, notamment humaines, car ce sont elles qui nous permettent de garantir la continuité et l’efficacité des soins donnés
  • Les valeurs de l’AP HP : défendre le service public, ne pas rechercher l’efficience au détriment de la prise en charge des patients et de qualité de vie au travail. Le patient reste au cœur de notre action et non pas la finance.
  • L’exemplarité à tous les niveaux, la transparence sont des leviers. Il est démotivant d’apprendre par la presse, les millions perdus, les dépenses en consultant sans qu’il y ait un impact direct lisible au plus près du quotidien des professionnels et des patients. Trop d’instances, de filtre…
  • Ok pour économiser les ressources en ayant une utilisation intelligente de ce qu’on nous fournit. En revanche les marchés choisis par l’AP-HP sont de moins en moins de bonne qualité sur des choses indispensables à de bons soins. Economisons plutôt sur du matériel qui ne sert pas directement aux soins. Réflexion nécessaire sur le tri des déchets également car en dehors du papier on recycle peu.
  • La fierté d’y travailler ne réside pas au fait de limiter les dépenses mais surtout aux valeurs que représente l’assistance publique. Mettre plus en avant le développement durable et le concrétisant plus au quotidien et en nous donnant les moyens de le faire
  • cette partie est en accord avec des valeurs à défendre
  • Le développement durable est l’avenir de notre société même. Cependant, la formation globale du personnel est intrinsèque au bon usage des ressources, matérielles notamment, qui sont confiées aux équipes.
  • il serait judicieux d’informer tous les personnels sur le gaspillage des ressources pouvant être évitées, comme ne pas laisser systématiquement les salles de bain allumées toute la journée, utiliser les 2 côtés d’une feuille, ne pas brimer les personnes qui tentent de réutiliser et faire réutiliser le papier, les enveloppes, etc..
  • Remplacer nous sommes fiers par « c’est un honneur pour nous »
  • Telles sont les valeurs que nous portons ensemble au sein de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, qui nous rassemblent et nous fédèrent
  • Efforts à faire en termes de recyclage : papier, verre… Développer l’hôpital sans papier : engagement à prendre ?
  • Mais il faudrait rendre les bonnes pratiques lisibles. de quoi s’agit-il exactement selon les secteurs ?
  • Encore beaucoup de travail sur le meilleur usage des ressources confiées et leur bonne utilisation… Beaucoup de dépenses inutiles tant en argent qu’en humain pourraient être évitées
  • La notion de responsabilité doit être renforcée pour toutes les catégories professionnelles, ainsi que le rôle de chacun dans l’organisation.  » notre responsabilité COLLECTIVE et INDIVIDUELLE consiste… »
  • Transparence de l’utilisation des ressources des choix financiers, par exemple quelle part du (des) budget(s) est effectivement consacrée au DD. Afficher les dépenses, rémunérations, avantages, cumuls, diffusées pour tous. Et aussi les recettes. Parler de DD (environnemental « et » sociétal) en période de restriction budgétaire, à durée indéterminée, c’est une forme de langue de bois.
  • oui à la juste prescription, éducation médicale à faire +
  • Nous ne gâchons pas de ressources puisque nous manquons cruellement de matériel.
  • Attention aux économies, il ne faut pas que le personnel ou le soignant en pâtisse (exemple : couches moins chères mais qu’il faut changer toutes les heures, ou gants qui se trouent dès qu’on bouge un doigt, ou encore stylo-bille qui fonctionne deux jours…)
  • il faut concrètement mettre l’accent sur le développement durable, l’écologie et les économies d’énergie
  • Il me semble que la notion d’hospitalité, devrait être mentionnée
  • L’hôpital est dans une logique très financière. J’aimerai que la préoccupation de soin apparaisse clairement comme prioritaire sur la préoccupation financière.
  • Parler du respect du matériel mis à disposition
  • Notre responsabilité est d’être conforme à nos choix. Notre récompense est l’estime qu’on nous porte et que nous pensons mériter. Elle fait notre fierté.
  • Notre responsabilité de soignants, certes, mais tenons aussi compte de la responsabilité de l’encadrement, qui doit être juste et nous permettre de faire un bon usage de nos ressources.
  • je suis fière d’y travailler, je crains de voir se restreindre les compétences… et je crains notre épuisement
  • Ne pas toujours évoquer le manque d’argent, mais plutôt comment mieux faire avec les ressources disponibles. Demander aux acteurs de terrain ce qui pourrait être fait localement, à leur échelle.
  • Ce point est absolument essentiel et encore complètement embryonnaire à l’AP… et dans la culture médicale en particulier
  • Mais il faut aussi des ressources récentes pour travailler, des scopes qui ont 15 ans, des vieux brancards, pas de matériel…
  • les ressources doivent être à la hauteur de la tâche à accomplir
  • Notamment les dépenses de réorganisation devraient être minimisées pour que l’argent soit plus consacré aux soins.
  • Sauf que les actions de « juste prescription » ne sont absolument pas valorisées entre nos hôpitaux.
  • Le matériel hôtelier reste encore trop gaspillé (verre en plastique, lavette, couvert…) Le tri du plastique n’est pas effectué et pas de circuit pour les piles usagées.
  • ne faudrait-il pas laisser la médecine aux médecins, les soins aux PNM et la gestion à l’administration plutôt que de transformer des médecins PU PH en manager ?
  • Pourquoi ne pas aborder aussi la responsabilité sociale ici ? on a le souci du service au patient mais aussi de nous-même et de chacun. Comment redynamiser les équipes, les responsabiliser, les intéresser ? à mon avis, privilégier progressivement les prises de décision collégiales au fonctionnement hiérarchique et administratif qui ne favorise pas l’initiative et la responsabilité.
  • Oui à condition d’avoir le minimum de ressources pour travailler dans des conditions optimums
  • Formulation très pertinente mais pas assez appliquée (ni pour le développement durable, ni pour la surveillance des dépenses (certaines mais pas toutes…). Il est important que nous soyons conscients que nous avons entre les mains de l’argent public et que nous avons donc le devoir d’en faire bon usage…
  • La pertinence des actes reste opérateur ou service dépendant, même si beaucoup d’efforts ont été faits. Et que dire du gaspillage quotidien au sein des services, pour souscrire aux exigences toujours plus lourdes en matière d’hygiène et satisfaire aux normes de fonctionnement. On aboutit à des non-sens. Mais si vous me montrez qu’on s’améliore dans le développement durable, je ne demande qu’à le croire…
  • Manque les aspects de sécurité : tout en assurant la sécurité des soins et des personnes.
  • Qu’appelle-t-on réellement « dépenses inutiles »? Est-ce une dépense inutile du point de vue du patient, de la communauté médicale/soignante ou de la direction ? Il me semble qu’interroger la pertinence de nos actes, c’est aussi interroger la dépense « inutile » et qu’un acte pertinent exercé par un professionnel de sa discipline n’a rien d’inutile.
  • Le personnel n’est pas assez associé aux procédures engageant les ressources.
  • manque la notion d’une AP-HP unique, centrée sur les besoins des patients et le bien-être de ses professionnels mais aussi une notion d’équité et de transparence entre les sites de notre institution
  • Oui, mais il faut discerner quelles ressources économiser. Parfois moins de personnel revient à allonger la durée d’hospitalisation donc augmenter significativement les dépenses.
  • Là encore. 100 % d’accord pour éviter les dépenses sur certains postes après étude mais à condition de nous offrir aussi la possibilité d’utiliser cette économie sur d’autres postes (équipement, personnel…)
  • Il manque la notion de respect des ressources humaines qui garantit une meilleure qualité des soins et le respect même du patient
  • Connaître les dépenses parfois excessives que génère tel parcours de soins par rapport à un autre peut nous aider à être plus responsable. Encore faut-il connaître les dépenses, et pas seulement les recettes. Qu’est-ce qu’une dépense inutile ? celle qui n’apporte pas de recette à l’hôpital (mais qui diminue le coût de santé d’un patient dans le cadre de son parcours global de soins) ou bien celle qui est une réelle dépense de santé pour la société ?
  • Personnel pas assez sensibilisé
  • Mais vouloir trop diminuer les coûts est parfois dommageable sur la qualité des soins…
  • Les patients doivent être conscients que l’hôpital doit faire attention à ses dépenses, sinon ce sont les postes des agents qui sont mis en ligne de mire pour faire des économies. Le patient a un rôle important a jouer, il doit respecter notre travail, nos valeurs, nous sommes là pour lui, mais pas à n’importe quel prix.
  • C’est effectivement un objectif à atteindre, mais on ne sent pas tellement de dynamique autour de ce sujet. Il est essentiel que ce soit une de nos valeurs, mais cela ne peut pas rester un affichage.
  • La qualité d’un soin ne peut être prodiguée que si les moyens sont mis à disposition. Certes, le gaspillage doit être réduit mais on ne prodigue pas des soins avec du bricolage lorsque les moyens ne sont pas présents.
  • Il y a beaucoup de gaspillage à l’hôpital et il faut sensibiliser toutes les personnes travaillant dans l’établissement à faire des efforts pour les diminuer.
  • Renforcer peut-être l’importance du développement durable Cette dernière partie est un peu militante, mais il est important de réaffirmer cette fierté collective, soyons fiers et affirmons la notion de plaisir à travailler à l’AP-HP
  • Chaque acteur du soin – d’un côté le patient, de l’autre le soignant- a conscience, ou connaissance des droits et devoirs qui lui incombent. Bien entendu, dans la limite des qualifications de chacun. La conjugaison du respect mutuel entre ses acteurs et la collaboration fructueuse qui en découle contribue à animer chaque acteur, à bien accomplir sa mission.